Le handicap au travail et dans l’enseignement supérieur

En France, 870 000 personnes handicapées travaillent en entreprise. Un chiffre plutôt satisfaisant quand on sait que les personnes en situation de handicap ont plus de difficultés à trouver un emploi.

Effectivement, les mentalités ont évolué à la fois du côté des recruteurs mais aussi du côté des personnes handicapées qui désormais, ont plus de confiance en elles. D’ailleurs, le terme d’handi-capable est souvent utilisé pour représenter cela.

Cependant, si les choses ont quelque peu changé, il a fallu un coup de pouce du gouvernement qui a mis en place différentes lois et obligations pour pouvoir faciliter l’insertion des personnes en situation de handicap.

En effet, Depuis 1987, la Loi impose aux entreprises qui comptent au moins 20 salariés d’employer des personnes handicapées dans la proportion de 6% de l’effectif. L’obligation concerne tous les salariés du secteur privé ou public, quelle que soit la nature du contrat.

Cette lois se durcira davantage à partir de 2005.

Si l’employeur ne respecte pas son obligation d’emploi, il doit verser une contribution annuelle.

Qui est considéré comme travailleur handicapé ?

Est considéré comme travailleur handicapé toute personne dont les possibilités d’obtenir ou de conserver un emploi sont effectivement réduites par suite de l’altération d’une ou plusieurs fonctions physique, sensorielle, mentale ou psychique.

Il est important de le préciser car malgré le durcissement de la législation, la politique des quotas et l’influence de l’état, le handicap au travail demeure un sujet sensible car il existe encore beaucoup de stéréotypes.

Être étudiant et handicapé ?

La question du handicap se retrouve bien évidemment dans d’autres domaines.

Par exemple, dans l’enseignement supérieure différentes mesures ont été déployées pour épauler un maximum les étudiants concernés.

Aujourd’hui, toutes les universités et de nombreuses écoles privées disposent d’un service d’accueil et d’accompagnement des étudiants présentant un handicap ou rencontrant des problèmes de santé majeurs.

Ces dispositifs peuvent porter des différents noms : Relais handicap, Pôle handicap, Mission handicap ou encore Cellule handicap… Chacun est autonome au sein de son établissement, mais ils s’efforcent d’harmoniser leurs pratiques.

A Paris Ynov Campus, nous avons une référente handicap, il s’agit de Léa BERGACHI, également chargé de ressources humaines.

Nous lui avons posé quelques questions afin d’en savoir plus sur son rôle auprès de nos étudiants.

Peux-tu te présenter ?

Léa Bergachi, je suis chez Paris Ynov Campus depuis 4 ans où j’occupes le poste de Chargée des Ressources Humaines.

Quels sont les postes que tu occupes au sein de Paris Ynov Campus ?

je suis en charge des Ressources Humaines, et j’ai également le plaisir d’être la référente Handicap du campus depuis le mois de mars 2020.

En quoi consiste cette fonction (référente handicap) ?

Le référent handicap constitue une personne ressource sur le handicap pour la direction, l’équipe pédagogique, l’ensemble des personnels et les publics accueillis.

  • Co-construire, coordonner et co-évaluer la mise en œuvre de la politique d’accueil et d’accompagnement
  • Conseiller, être une personne ressource sur le handicap pour l’ensemble des personnels et les publics accueillis
  • Développer, puis collaborer avec un réseau de partenaires
  • Informer et sensibiliser les personnels
  • Accueillir et coordonner l’accompagnement des apprenants tout au long du parcours de formation (enseignements et examens), en prenant en compte les besoins de compensation
  • Informer les différentes équipes : pédagogie, relations entreprise, administratif des besoins, aménagements à mettre en place

Depuis quand existe-elle ?

Depuis Mai 2020.

Cette fonction te tient-elle particulièrement à cœur ?

Oui, aujourd’hui le handicap est en enjeu de société. L’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap doit être facilitée et devient également un enjeu majeur pour les employeurs, privés comme publics, suite à la loi n° 2005-102 du 11 février 2005.

Il me parait indispensable de pouvoir accompagner et soutenir un public jeune afin de leur donner les meilleures armes pour leur insertion sur le marché de l’emploi.